Nous utilisons des cookies pour que votre visite sur notre site web soit encore plus agréable et conviviale pour vous. Lorsque vous visitez notre site, vous acceptez nos cookies. Si vous le souhaitez, vous pouvez à tout moment modifier leurs paramètres.
› En savoir plus › Valider

 Communiqué de presse

Global Wealth Report d’Allianz

Global Wealth Report d’Allianz 

Bruxelles, le 28 septembre 2017

La Belgique recule dans le classement mondial des pays les plus riches

  • Les habitudes d’épargne des ménages belges sont stables
  • Dans le monde entier, la croissance des actifs financiers dépasse les 7 %
  • Les dettes augmentent plus rapidement que les performances économiques pour la première fois depuis 2009

La Belgique arrive en sixième position dans le classement mondial des pays les plus riches de 2016. Notre pays perd ainsi une place par rapport à l’année précédente. La situation financière des citoyens belges progresse pourtant légèrement. Les actifs financiers nets ont enregistré une croissance de 5 %. Les États-Unis sont le pays le plus riche au monde. La Suisse lui emboîte le pas et le Japon arrive en troisième position.

Tels sont les résultats du « Global Wealth Report » de l’assureur Allianz, un rapport dans lequel il analyse le patrimoine et les dettes des ménages dans plus de cinquante pays. Il en ressort que les avoirs des particuliers dans le monde ont augmenté de 7,1 % en 2016, un taux équivalant à peu près à la croissance moyenne après la crise. De ce fait, les richesses sont en hausse malgré une année 2016 turbulente sur le plan politique. Les actifs financiers affichent une croissance dans le monde entier, établissant un nouveau record de près de 170 milliards d’euros.

Top 20 des pays les plus riches en 2016

Actifs financiers par pays à la fois en termes nets (tableau gauche) et en termes bruts (tableau droit)

Les marchés d’actions stimulent la croissance ; les épargnants préfèrent la banque

La croissance positive de l’année dernière tient en grande partie à la très forte augmentation des prix sur les marchés d’actions – notamment dans les pays industrialisés. Près de 70 % de la croissance des actifs de l’année dernière étaient imputables à des changements de valeur des portefeuilles. Seuls 30 % s’expliquent par les économies d’origine ; l’année précédente, c’était exactement l’inverse.

La composition de l’épargne est diversifiée. Les épargnants privés ont vendu plus de titres qu'ils n’en ont achetés mais ont placé deux tiers des fonds à la banque – un nouveau record. « Les habitudes d’épargne des investisseurs particuliers sont toujours dictées par l’aversion pour le risque », explique Michael Heise, économiste en chef chez Allianz. « Tandis que les actifs financiers ont connu une forte croissance au cours des dernières années, surtout grâce aux bonnes performances sur les marchés des titres, l’argent frais est encore placé sur des comptes bancaires dans la plupart des cas, principalement dans les pays industrialisés. Les épargnants ne manquent ainsi pas seulement des bénéfices mais leurs avoirs semblent aussi perdre réellement de leur valeur : rien qu’en 2016, les épargnants ont perdu, selon les prévisions, environ 300 milliards d’euros en raison de l’inflation. Ce chiffre pourrait être deux fois plus élevé cette année avec la hausse de l’inflation. Pour les décideurs dans l’industrie financière, l’économie et la politique, la résolution de ce paradoxe est l’un des plus grands défis à relever au cours des prochaines années.

Stabilité en Belgique

En Belgique, les actifs financiers nets ont enregistré en 2016 une croissance de 5 %, un taux qui concorde plus ou moins au rythme des années précédentes et à la moyenne de la zone euro (+ 4,6 %). Les passifs ont affiché une croissance de 3,9 % contre 4,2 % en moyenne au cours des cinq dernières années. En fait, les ménages belges – outre les Finlandais – sont quasiment les seuls dans la zone euro, ce qui traduit une demande stable de crédits. Par conséquent, le taux d’endettement depuis la crise financière a augmenté de 10 points de pourcentage, la zone euro dans son ensemble affichant une diminution de plus de 6 points de pourcentage. Néanmoins, le taux belge est inférieur à la moyenne de près de 63 %. De la même manière, les actifs financiers ont affiché une hausse de 4,7 % (4,8 % en moyenne depuis 2012), avec d’excellentes performances des actifs d’assurance et de pension qui compensent les performances assez faibles des titres. La caractéristique la plus remarquable des habitudes d’épargne des ménages belges est leur incroyable stabilité.

Il en va de même dans un horizon temporel plus long, depuis 2012 - l’année au cours de laquelle la BCE a emprunté un chemin non conventionnel pour sauver l’euro. Les performances des ménages belges traduisent pratiquement la moyenne de la zone euro. Le rendement des actifs financiers au cours de cette période (4,7 %) se situe dans la moyenne. Il est plus élevé qu’en Allemagne par exemple (3,4 %) mais plus faible qu’aux Pays-Bas (6,3 %). Les changements de valeur des portefeuilles ont également représenté 60 % de la croissance des actifs en Belgique et 56 % dans la zone euro considérée dans son ensemble.
Contrairement aux ménages allemands ou français qui épargnent leurs revenus du travail, les ménages belges font l’inverse : la croissance des actifs tient purement aux changements de valeur et aux réinvestissements des revenus des placements. Les Belges les utilisent également pour compléter leurs revenus. « En Belgique, l’argent travaille pour les épargnants », déclare Kathrin Brandmeir, coauteure du rapport. « Ces cinq dernières années, les épargnants belges peuvent consacrer par tête 1 200 euros de leurs revenus immobiliers à la consommation. En comparaison avec d’autres pays de la zone euro tels que l’Italie (5 400 euros) ou les Pays-Bas (7 500 euros), ce chiffre n’est cependant pas exceptionnellement élevé. Les ménages belges ont bien résisté à la période des faibles taux mais ils en ont aussi peu profité. »

La croissance des actifs s’accélère dans les pays industrialisés

Dans le monde entier, la croissance plus rapide des actifs est attribuée principalement aux pays industrialisés où la croissance a doublé pour atteindre 5,2 %. L’Asie (à l’exception du Japon) en a été le leader incontesté en 2016, en enregistrant une croissance de 15 %. Une comparaison à plus long terme révèle également que l’Asie (à l’exception du Japon) est la région dominante, surtout s’il est également tenu compte de l’inflation. Le bénéfice brut par tête de la population en Asie (hors Japon) a enregistré une croissance de près de 11 % par an en termes réels au cours de la dernière décennie.

Les deux autres régions émergentes, l’Amérique latine et l’Europe de l’Est, affichent seulement une croissance d’environ 5 %, plus de deux fois plus rapide que la croissance en Amérique du Nord (+ 2,1 % de croissance réelle depuis 2006) et en Europe occidentale (+1,4 %). Par conséquent, ces trois régions ont représenté en 2016 près de 23 % des actifs financiers bruts mondiaux. Cette part a plus que doublé au cours des dix dernières années. Les marchés émergents ont un poids encore plus grand dans la croissance des actifs ; 42 % de la croissance de la dernière décennie peuvent être attribués à ce groupe de pays. Ceci s’explique en grande partie par le développement en Chine qui représente environ 30 % de la croissance mondiale depuis 2006.

Les dettes affichent une croissance plus rapide que l’économie

Les dettes des ménages dans le monde ont augmenté de 5,5 % en 2016, le rythme de croissance le plus élevé depuis 2007. Ceci signifie que la dette a également augmenté plus rapidement que les performances économiques nominales pour la première fois depuis 2009. Avec une hausse d’un point de pourcentage, le ratio d’endettement mondial a atteint 64,6 %. Toutefois, la situation varie considérablement d’une région à l’autre.

La croissance s’est légèrement accélérée – en partant d’un niveau moyen – en Europe occidentale, en Europe de l’Est et en Amérique du Nord. L’Amérique latine a enregistré une nouvelle baisse de la croissance. En Asie (à l’exception du Japon), la croissance de la dette a augmenté de pas moins de quatre points de pourcentage, pour atteindre un peu moins de 17 %. Les ménages chinois, qui ont vu diminuer leurs passifs de 23 %, arrivent en tête, ce qui signifie que cette région représente près de 20 % des dettes privées mondiales d’un peu moins de 41 milliards d’euros, contre moins de 7 % il y a dix ans.

« La situation de l’endettement en Chine doit faire l’objet d’un suivi très attentif », explique Michaela Grimm, coauteure du rapport. « Bien que le taux d’endettement des ménages ne soit pas encore dans la zone de danger, la dynamique est alarmante : au cours des cinq dernières années, le ratio a augmenté de 17 points de pourcentage et rien qu’en 2016, de près de six points – les deux chiffres sont globalement impressionnants. À titre de comparaison : dans les cinq années qui ont précédé la grande crise financière, le taux d’endettement aux États-Unis avait augmenté d’environ 20 points de pourcentage. Les autorités de surveillance chinoises ne doivent pas commettre l’erreur de croire que la Chine serait à l’abri d’une crise financière ; il vaudrait mieux prendre des contre-mesures à temps. »

Malgré la forte hausse des dettes, les actifs financiers nets – soit les actifs financiers bruts moins les dettes – ont atteint fin 2016 un nouveau record mondial de 128,5 billions d’euros, soit une hausse de 7,6 % sur une base annuelle. Bien qu’il soit légèrement inférieur à la moyenne des années antérieures à la crise, ce chiffre est largement supérieur à la croissance de 4,8 % de l’année précédente.

La répartition des richesses progresse lentement

Le développement de la répartition des richesses mondiales depuis le début du millénaire a été marqué par un phénomène en particulier : la croissance débridée de la classe moyenne. Le nombre de personnes dans cette catégorie a plus que doublé durant cette période, passant d’environ 450 millions en 2000 à plus d’un milliard aujourd’hui. L’immense majorité des membres de la classe moyenne sont issus de la classe inférieure plus riche, avec près de 600 millions personnes qui ont franchi le pas depuis 2000.

Malgré l’avènement d’une nouvelle classe moyenne, le monde dans son ensemble est toujours loin d’une répartition « plus équitable » des richesses. Si nous répartissons en groupes de 10 % la population des pays que nous avons analysés, sur la base des moyens financiers nets par tête de la population, il est évident que les 10 % les plus riches du monde détiennent ensemble 79 % des actifs financiers nets. La concentration des richesses frisait néanmoins 91 % en 2000.

Riches et pauvres vivent toujours dans des mondes séparés

Ces « déciles » de la richesse mondiale peuvent être utilisés pour créer ce que l’on appelle le graphique éléphant, qui représente la croissance des revenus pour chaque percentile de la population mondiale. Les correspondances avec l’original ne font aucun doute. En particulier, les ménages dans la moitié supérieure de la répartition des richesses – les aspirants à la classe moyenne dans les pays émergents – ont profité ces dernières années de la croissance des actifs. On observe cependant une différence remarquable dans l’extrémité supérieure de la distribution. La croissance ralentit notablement dans le dixième décile, le décile avec le patrimoine net le plus élevé par tête de la population.

« L’éléphant n’a pas de trompe », selon Heise. « Contrairement à la situation des revenus, les actifs enregistrent une croissance plus lente à l’extrémité supérieure de l’échelle qu’en son centre. C’est une bonne nouvelle dans la perspective d’une répartition plus uniforme des richesses. Toutefois, il ne faut pas se faire d’illusions à propos d’un monde équitable. Dans le décile supérieur, les moyens financiers nets par tête de la population sont en moyenne supérieurs au seuil de 200 000 euros ; les 1 % les plus riches de la population mondiale détiennent en moyenne des actifs financiers nets de plus de 900 000 euros. Riches et pauvres vivent toujours deux mondes bien séparés. »

 

Le Global Wealth Report d’Allianz peut être consulté sur :
https://www.allianz.com/v_1506497732000/media/press/document/AGWR_17-Report_EN.pdf

Une carte mondiale interactive à propos des richesses et des dettes des ménages figure sur :
https://www.allianz.com/en/economic_research/research_data/interactive-wealth-map

Note pour la rédaction

A propos d’Allianz Benelux

Allianz fait partie des leaders mondiaux de l’assurance et des services financiers. Présent dans plus de 70 pays, Allianz emploie plus de 140.000 collaborateurs au service de plus de 86 millions de clients. Au Benelux, Allianz offre,par l’intermédiaire des courtiers en assurances, un large éventail de produits et services à une clientèle de particuliers, d’indépendants, de PME et de grandes entreprises. En Belgique et au Luxembourg, Allianz est au service de plus de 900.000 clients, occupe plus de 950 employés et son chiffre d’affaires s’élève à 2,1 milliards d’euros. Allianz aux Pays-Bas sert plus de 1,3 million de clients par le canal du courtage ainsi que par sa filiale d’assurance directe Allsecur. Aux Pays-Bas, Allianz occupe près de 1.000 employés et son chiffre d’affaires s’élève à 1,1 milliard d’euros.

Contact presse

Nom :

Paul Möller

Téléphone :

+31 (0)88 577 11 06

Adresse email :

paul.moller@allianz.nl