En pratique, la TRC est souscrite soit par le maître d’ouvrage, soit par l’entrepreneur principal, plus rarement par l’architecte. Selon le cas, les conséquences en termes de couverture et de valeur assurée ne sont pas les mêmes.
1. Le maître d’ouvrage souscrit la police
C’est le scénario le plus solide. Il connaît les honoraires (architecte/ingénieurs) et peut les intégrer dans la valeur assurée. Résultat : toutes les parties sont couvertes et la valeur du projet est correctement assurée.
2. L’entrepreneur souscrit la police
L’assurance est souvent basée sur la seule valeur de son contrat. Sans attention particulière, cela expose le projet (et les intervenants) à deux risques.
- Premier risque : si l’architecte et les ingénieurs ne sont pas explicitement mentionnés comme assurés, l’assureur peut exercer un recours après indemnisation (subrogation) si une faute leur est imputable.
- Deuxième risque : même si tout le monde est assuré, la valeur assurée peut être insuffisante. Si les honoraires (architecte/ingénieurs) ne sont pas intégrés, la règle proportionnelle peut s’appliquer et l’indemnisation sera partielle
- Troisième point d’attention : si chaque entrepreneur n’assure que ses propres travaux et qu’il n’existe pas de police globale, des « trous » de couverture peuvent apparaître. En cas de dommage aux parties communes, qui intervient ?
3. L’architecte souscrit la police
C’est plus rare. Dans ce cas, vérifiez systématiquement que toutes les parties sont mentionnées et que la valeur assurée correspond à la valeur totale du projet.